dimanche 2 janvier 2011

Retro 2010. Novembre

Novembre 2010. Un weekend ordinaire en Ripoublique Sarkozienne



Karachigate. Bettencourt. Commissions. Corruptions. Manipulations…Misère et terreur.
Sarkozy, l’apôtre de la tolérance zéro, a abandonné des pans entiers de nos villes à des bandes organisées dont la règle est la force, la violence et la mort. Ainsi à Marseille, où d’une rafale de kalachnikov, des trafiquants de drogue viennent d’abattre un adolescent et de faucher un enfant de 11 ans.
J’ai été ému par le bouleversant témoignage de Monsieur Joël Le Pahun, le père d’un soldat tombé en Afghanistan. Qui nous rappelle que, quand Sarkozy se paie sur le budget de la Défense pour prés de 180 Millions d’euros un avion dont le coût d'entretien annuel est de 49 millions, c’est au détriment de la sécurité des 4000 militaires de l’Armée Française qui risquent leurs vies dans les nombreux endroits du monde où les envoie ce même Sarkozy. Monsieur Joël Le Pahun m’a appris que ces militaires sont mal équipés et doivent souvent dépenser eux-mêmes de l'argent personnel pour acheter le matériel qui peut leur éviter la mort. Son fils avait ainsi investi 2000 Euros pour s'acheter du bon matériel, plus efficace que celui en dotation, un vrai gilet pare balles, des lampes, des chaussettes vraiment étanches, etc. Réfléchissons : 4000 soldats x 2000 euros = 8 millions d'euros. L' Armée française n'a pas trouvé 8 millions d'euros pour du matériel mais a su en trouver trente fois plus pour le beau navion du Président… et n’a pas manqué de fonds pour racheter à Mme Bachelot l'énorme stock de Tamiflu dont l’intéressée ne savait que faire..




Ne nous laissons pas abrutir par la messe cathodique quotidienne du Vingt Heures de TF1 et tutti quanti. Ne succombons pas aux chants des sirènes Uhempéennes. Ne prenons pas pour du bon pain tout ce qu’ils nous racontent. Réfléchissons et surtout poussons nos responsables politiques à bâtir un projet pour la France, fruit d’une réelle réflexion sur l'avenir, à construire sur un bon sol et de bonnes fondations une société meilleure pour nos enfants. C’est la démarche des militants du PS. Demain viendra qui sera aujourd'hui, un présent dont il faut leur faire cadeau. Pour eux, pour la France qu’on aime. Que notre projet socialiste soit comme la confiture que Victor Hugo papy, en violant l’interdit des parents, offrait pour son plus grand bonheur à sa petite fille Jeanne….. Vous vous souvenez ? L'Art d'être grand-père (1877) :

Jeanne était au pain sec dans le cabinet noir,
Pour un crime quelconque, et, manquant au devoir,
J'allais voir la proscrite en pleine forfaiture,
Et lui glissai dans l'ombre un pot de confiture.


La France, c’est la petite Jeanne. Il est essentiel qu’il y ait quelqu’un pour contourner l’autorité présidentielle qui m’est apparue ce weekend bien plus que le précédent et bien moins que le prochain, en pleine forfaiture.

Socialiste harnésien

Le réaménagement urbain. Mieux informer.




C’est presque inévitable: Quelle que soit la couleur politique de la municipalité, dés lors qu’on aménage une ville, des débats vifs et passionnés s’instaurent et invariablement les opposants aux projets reprochent aux promoteurs de vouloir défigurer la ville, de l’étouffer ou de la massacrer. Et, tout aussi invariablement, quelques mois plus tard, tout le monde se félicite de voir la cité plus belle, plus accueillante. Souvenez-vous ce que Pierre Mauroy a entendu, lorsqu’il a aménagé le centre ville de Lille et chasser de certaines rues commerçantes les voitures des clients. Ses détracteurs l’accusaient de vouloir tuer le petit commerce et aujourd’hui on le cite en exemple, les rues devenues piétonnes sont toujours aussi commerçantes, sinon plus qu’avant.
Ceci étant, les débats étant inévitables, il vaut mieux ne pas les esquiver et au contraire les aborder avec le maximum de recul et de sérénité. Au moment où trouver à se loger est devenue l’une des premières préoccupations des Français, alors que notre pays s’enfonce dans la crise économique et que les aides au Logement fondent comme neige au soleil, faut-il s’enliser dans des débats stériles quand nous avons la chance de voir qu’enfin à Harnes des projets de logement aboutissent. Il serait quand même plus utile à notre cité qu’un consensus puisse s’établir sur ces dossiers. Pourquoi ? Eh bien parce que cette politique volontariste du logement était inscrite dans le programme de « Harnes C’est vous », validé par la population. Les Harnésiens souhaitent voir la ville se moderniser, renouer avec le dynamisme démographique et la prospérité économique et la municipalité a parfaitement raison de mettre en œuvre la politique qui puisse satisfaire cette ambition. Et d’abord d’aller à la reconquête des affreuses friches urbaines qui polluent le cœur de notre cité. Il n’y a personne pour penser qu’une ville est figée une fois pour toutes, à l’instant même où l’on y vit. Une telle logique est stupide ! Tout comme est décevante cette conception qui suppose que notre ville est définitivement dévolue à l’automobile, que ce n’est pas le nombre de logements qu’il faut faire grandir mais le nombre de places de parking pour les voitures ! Belle ambition ! Malgré toute l’estime que l’on porte à certains de ses membres, il faut bien reconnaître que l’opposition joue plutôt « petits bras » avec de tels arguments, aussi inopportuns que dérisoires.
Je pense sincèrement que, vu dans son ensemble, le projet de réaménagement du centre ville, allant de l’ilot insalubre de l’impasse Saint Joseph au futur parking de la Place basse derrière la mairie, de la rue des Fusillés jusqu’à à la rue du Moulin Pépin, est cohérent et qu’il rendra demain le cœur de notre ville plus agréable à vivre qu’aujourd’hui. Ma seule critique vise la communication : Plutôt que de débattre âprement à chaque étape, ilot par ilot, pour rassurer l’opposition et les riverains légitiment préoccupés, peut-être eût-il fallu que les uns et les autres puissent avoir une vision globale du réaménagement pour pouvoir le comprendre, en apprécier toute la pertinence, en débattre et, probablement, le soutenir car, indiscutablement, c’est un bon projet.

Socialiste harnésien

Retro 2010: décembre, débat public à Harnes.



Lettre ouverte à Mlle Lydie Warchalowski, Maire-Ajointe au Logement, au sujet de la réunion du Quartier de la Souchez, 1er Décembre 2010.

Chère Lydie,

Hier soir je t’ai écouté parler de l’avancement des projets d’urbanisation, parler des logements neufs, parler comme tu sais le faire, de familles, d’ enfants, de personnes âgées, parler des gens que tu rencontres lors de tes permanences, qui cherchent depuis longtemps un toit à Harnes pour y installer, comme on dit, leurs pénates , et Lydie tu parlais bien, tu parlais vrai, toute heureuse que tu étais d’annoncer que bientôt au cœur de la ville, une trentaine d’appartements allaient voir le jour à l’emplacement de ces laides « dents creuses », c’est ainsi qu’on désigne les tristes friches urbaines héritées d’un passé qu’on veut tous vite oublier. Tu parlais Lydie de la chance offerte aux heureux locataires, futurs harnésiens qui bientôt seront accueillis dans un quartier commerçant , bien vivant, et du bonheur prochain de nos ainés, de nos mamies qui seront confortablement installés dans les logements adaptés qui leur sont réservés. Tu parlais beaucoup Lydie, mais rien n’était de trop. Tu parlais d’or … mais tes sages et belles paroles venues du fond du cœur n’atteignaient pas les oreilles des quelques sots qui s’étaient glissés dans l’assemblée, de ces Prud’hommes de la race des crétins triomphants, de ces débonnaires Tartuffe qui se prétendent grands défenseurs de l’Humain ou osent s’afficher en paroissiens charitables . Tu parlais, Lydie, de bien public mais eux n’ont que des vices privés. Tu parlais de toits, et non de garages, tu parlais de surfaces habitables et non de parkings, tu parlais d’environnement privilégié et non de places de stationnement. Quelle erreur Lydie, tu leur parlais de la vie des gens mais pas du stationnement de leur sacro sainte auto, de leur foutue bagnole, de leur putain de bagnole !
Hier soir, dans la nuit glaciale de décembre, au pays d’Hugo et de Jaurès, deux pauvres bougres SDF sont morts de froid dans la rue, à quelques jours de Noel. Dans l’indifférence.

« D'où vient qu'un boiteux ne nous irrite pas, et un esprit boiteux nous irrite ? À cause qu'un boiteux reconnaît que nous allons droit, et qu'un esprit boiteux dit que c'est nous qui boitons ; sans cela nous en aurions pitié et non colère. » Blaise Pascal

Courage Lydie, je sais ce que tu as éprouvé hier soir et ce matin ma colère à l’égard de ces irrécupérables nullités ne s’est pas encore calmée !

Celui qui s’honore d’être ton ami


Socialiste harnésien

samedi 1 janvier 2011

Robert Boursier.



Archives: Extrait de l'hommage rendu à Robert en février 2008, pour 50 ans de fidélié au PS

Robert Boursier, figure emblématique de la section socialiste de Harnes, c’est toute sa vie d’adulte, finalement, qu’il a consacré à défendre ses convictions. Toute une vie de fidélité à son parti, le PS.
Avec Philippe Duquesnoy et les élus socialistes harnésiens, Jean Claude Bois et Guy Delcourt, l’ancien et le nouveau député lui témoignent aujourd’hui reconnaissance et fierté, symbolisées par cette médaille et ce diplôme.


Un cœur et une inlassable activité !
Robert fait partie de cette armée discrète des hommes au service des autres hommes.
Militant syndical, conseiller municipal, donnant un coup de main dans son quartier et dans notre communauté, Robert c’est aussi l’engagement familial avec son épouse Irène.
Bien élever ses enfants, ce n’est pas une mince affaire surtout quand on est ouvrier. Pour que rien ne manque à la maison, Robert c’est double journée de travail et l’entretien de plusieurs jardins…Robert c’est des jours et des soirées passées lors des grèves des mineurs, pour les réconforter et distribuer la soupe. Robert c’est, le temps de la disponibilité venu, un coup de main au CCAS pour traiter les dossiers. Robert, c’est la gestion de la section socialiste, le sage dont l’avis est toujours intelligent, pertinent, équilibré et utile.
C’est tout ça, Robert, il donne tout son possible, discrètement, simplement.
Symbole mais aussi garant de nos valeurs !
Mais, c’est aussi autre chose, Robert. C’est l’écoute de celui qui vient le voir, c’est l’accueil à toute heure à la maison, c’est l’attention portée au voisin, aux copains, aux camarades, aux relations. S’il en dit peu sur lui-même, sans doute, par son exemple et son regard, éclaire-t il le chemin de celui qu’il croise. Comme un phare. Et c’est le symbole de Robert : cet éclairage qui continue de montrer la route, par tout temps, inlassablement et sans jamais dévier.
Depuis 50 ans, Robert, « il est toudis là ! ».
Des tempêtes et des fameuses, des coups de vent et des terribles, dans la vie politique, combien en un demi siècle en a-t-il connus Robert ? Et Robert, il est toudis là !

Merci Robert. Mille fois Merci Brave et Bon Robert. Sage et Précieux Robert !
Mille fois merci Irène ! Irène dont toujours nous sentons très fort la présence à ses côtés.

Nous avons encore besoin de toi !

Continue Robert. Continue à éclairer et continue à nous montrer le chemin de l’honneur et de la vérité, celui de la Liberté et de la Solidarité, celui du socialisme comme tu l’incarnes si bien !
Robert, les Socialistes harnésiens et avec eux tous les Harnésiens sont fiers de toi !
Notre camarade Robert Boursier nous a quittés le matin du premier de l’An 2011. Entré au Parti socialiste en 1958, à la section de Harnes, sa fougue, avec les ans, s'était accommodée, sans jamais disparaître, des fruits de l'expérience, pour faire de lui le sage et dévoué militant que toute la population connaissait. Pendant plus de 50 ans, Robert a été de tous les combats pour la justice sociale et de toutes les campagnes, municipales, législatives et présidentielles. Il représente, pour nous, l'archétype du militant socialiste ouvrier, sincère et fidèle, le genre de pilier qu'aucune mode politique ne remplacera jamais au sein de notre parti.
Mais il était aussi un militant syndical qui s’était profondément investi dans la défense des intérêts des Mineurs. Humaniste au grand cœur, le dernier front qui l'a mobilisé c’est celui de Harnes C’est Vous dont il fut le Président jusqu’à l’automne dernier, passant le relais à Nathalie Chevalier.

A ces titres, pour l'exemple qu'il représentait pour nous tous, et parce que c'était un homme vrai, honnête et droit, nous le regretterons à jamais.
A ses enfants et petits-enfants, à ses amis, aux travailleuses et travailleurs aux côtés desquels il s’est toujours battu, aux membres des associations dans lesquelles il était engagé, la section socialiste de Harnes adresse ses sincères condoléances et l'expression de sa solidarité.

lundi 25 janvier 2010

Du danger de la defaillance des contre-pouvoirs.






Pour qu’on ne puisse point abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. […] -
Montesquieu Esprit des lois, XI, 4

Tout serait perdu si le même homme, ou le même corps des principaux, ou des nobles, ou du peuple, exerçaient ces trois pouvoirs : celui de faire des lois, celui d'exécuter les résolutions publiques, et celui de juger les crimes ou les différends des particuliers. -
Montesquieu Esprit des lois, XI,



Ils ont gagné, non pas parce qu’ils étaient les plus courageux, les plus compétents ou les plus intelligents. Ils ont gagné parce qu’ils disposaient des armes financières et médiatiques les meilleures. Si nous voulons être dirigés par des démocrates et non plus par des dictateurs, il faut apprendre aux plus sages de nos démocrates à utiliser ces mêmes armes.
Patience. Le peuple a perdu une bataille. Il n’a pas perdu la guerre !

dimanche 3 janvier 2010

Grippe et grippe-sous



« Bonne année, Bonne santé » ! C’est si vrai que la santé est le bien le plus précieux que dans l’échange de vœux c’est ce que spontanément nous nous souhaitons en premier : une bonne santé. Notre système de soins, dont nous étions si fiers, est aujourd’hui en péril et les dernières mesures annoncées par le gouvernement sont inquiétantes. En 2010, on a intérêt à être riche et bien portant car se soigner coûtera plus cher :
Depuis le 1er janvier le forfait hospitalier est passé de 16 à 18 euros et des médicaments sont moins remboursés, même si leur efficacité avait été jusqu’alors reconnue. (Ainsi le paracétamol, seule médication utile pour combattre les syndromes grippaux…) Les indemnités journalières dues à un arrêt pour accident au travail sont fiscalisées. En même temps, les infirmières sont de moins en moins nombreuses et les services hospitaliers vont de restructuration en restructuration…
En 2009, la pandémie grippale devait mettre la France au lit avant la fin de l’année. Le pire, qui décidément, n’est pas toujours sûr, avait été envisagé par l’ancienne visiteuse médical, notre ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, qui avait analysé, mesuré , quantifié et… acheté, au prix fort, tout un arsenal de produits et de médicaments … ce qui n’a pas manqué de rendre service aux laboratoires pharmaceutiques, dont elle fut longtemps la représentante… Elle a tout raflé, faisant main basse pour certains médicaments sur le tiers des réserves planétaires disponibles.

Quel gâchis ! Les masques spécifiques sont en solde sur le net, avec des rabais importants puisqu’ils sont périmables ! Idem pour les gels hydro-alcooliques ou les lingettes désinfectantes, et surtout pour les vaccins : un stock de 94 millions de doses avait été acheté, pour un milliard d’euros quand on savait que 30% d’une population vaccinée suffisaient à faire barrage au virus. Restent près de 90 millions de doses dont on ne sait que faire. Or elles vont bientôt devenir obsolètes. On proposait bien une double injection, pourquoi se priver, mais l’argument a fait long feu. Alors on cherche à les brader dans des pays en développement …On se demande aussi ce que vont devenir les stocks de TAMIFLU, cet antiviral dont on avait expliqué qu’il provoquait des effets indésirables et qu’il devait être prescrit avec circonspection chez les enfants.
La grippe A ne manquera pas de justifier le trou mythique et abyssal de la Sécurité sociale…. (Mais, rassurez-vous les riches, on ne touchera pas à votre bouclier fiscal. Votre président-protecteur a prévu de combler le trou avec la fiscalisation des journées d’indemnités d’accident du travail…)
Finalement la gestion calamiteuse de Bachelot coûtera aux contribuables français, tout compris, 1,7 milliard d'€, soit 2 à 3 fois le déficit des hôpitaux et 2 à 3 fois le budget de l'Inserm " selon le constat du professeur Philippe Even sur Rue 89.

Comme quoi, si l’UMP gère les Régions comme Roselyne Bachelot gère la Santé, on n’a pas intérêt à voter pour ses listes aux régionales !